sont probablement les derniers que j'écrirais. Si tu ne les trouves
pas, ils retourneront au fond des entrailles de la Terre, elle qui
manque si cruellement d'amour. Car se sont des mots d'amour
qui imprègnent chaque phrase, chaque lettre de cette épître. Oh
pardonne-moi... J'aurais du, chaque jour ou je t'ai vu, effleuré de
mon regard ou de mes mains, j'aurais du te montrer combien tu
es cher a mon c½ur. Pourquoi n'ais-je pu te dire, ou même te
murmurer ce que mon c½ur hurle de toutes ses forces ? J'ai été
lâche, je l'avoue... j'espérais que tu le lirais dans mes yeux et que
je n'aurais plus qu'a être heureux. J'ai été si naïf ! Je t'en prie,
pardonne-moi ! J'avais si peur ! J'ai l'impression que je peux lire
dans tes yeux comme si tu étais en face de moi. J'ai l'impression
d'y lire une question muette : De quoi pouvais-je avoir peur ? Main-
tenant je te vois sourire, les yeux brillants de larmes. Non, ne pleu-
re pas ... Laisse-moi te répondre. En réalité, je ne sais pas de quoi
j'avais peur. Peut-être de ta réaction ? Non, je sais que tu m'aurais
traitée avec la plus grande tendresse. Oh, comme je m'en veux
maintenant. Mais... peut-être que j'ai bien fait... Je ne peux m'empê-
cher de t'imaginer, l'air concentré et peut-être indigné par mes sup-
positions. Je vois tes mains se cramponner au papier de cette lettre...
Ces mains que j'aime tant. Mais ma lettre n'arrivera peut-être jamais
jusqu'à toi, et cet espoir ténu, qui me fait survivre seconde après
seconde, minute après minute, pour rédiger ces derniers mots qui
disparaîtront, et je m'éteindrai enfin. Je te demande seulement,
je t'en prie, laisse moi veiller sur toi lorsque je ne serai plus. Laisse
moi rester auprès de toi, et lorsque je ne serais qu'un souffle d'aire,
laisse-moi caresser ta peau. je préfererai arreter là,
j'ai fais assez de mal deja...
Mon coeur s'embrase de douleur, dans ma tete tourne en boucle cette phrase "je préfererai arreter là, j'ai fais assez de mal deja...". Plus rien autour de moi ne vit, tout s'écroule, je tombe...Imcompréhension, douleur, les larmes commencent a perler sur mes joues, je m'étais promis de ne plus pleurer, mais la douleur est trop forte, je dois laisser cette peine ressortir, c'est pourquoi les larmes continues de couler sur mon visage mais ca ne suffit pas... Un regard sur mes poignets, une sombre envie me vient, voyant ces marques, peut etre qu'en continuant toute ma peine s'écoulera... Mais c'est en me rappelant toute la peine que j'ai eu en voyant les poignets de la seule personne qui soit si importante pour moi, ma seule raison de vivre, que j'ai alors abandonné cette solution...Tu es plus forte que ça me disait-il, mais je n'en suis pas aussi sur que lui. Mais je ne peux pas me résoudre à faire ce geste qui tirerait un trait sur ma vie mais également sur la sienne, alors pour lui, je vais me battre... Durant les presques dix premières années de ma vie, je n'ai au grand jamais oscillé. Droite et fière, c'est la tête haute que j'ai toujours marché. Jamais je n'ai laissé mon coeur me dicter mes actes, c'est toujours au gré de mes pensées que je me suis conduite. Aujourd'hui, je suis lasse. Fatiguée de mon existence même. J'ai toujours cru au destin, et j'ai l'impression que le mien ne peut être que souffrance et douleur. Comme une condamnée, on aurait pu jurer que tout s'est acharné sur moi, et ce depuis ma tendre enfance. Je regarde les gens de mon âge de loin, avec toujours ce sourire presque imperceptible. Ce n'était ni un sourire de méprise ou de haine. Je ne faisais que les envier, de leur insouciance et de leur liberté. Car moi je n'avais pas le droit de savourer ces plaisirs. Les autres me considèrent comme une fille froide, dont la compagnie ne peut être qu'insoutenable. Ils ont raison dans un sens. Je suis distante parce que le temps m'a appris à me méfier. J'ai trop eu mal pour tenter ma chance dans les jeux du coeur. Et pourtant, j'ai failli. Lui, qui s'est approché de moi avec une discrétion que je n'ai osé soupçonner. Je me suis attendrie, jusqu'à même m'attacher à lui, ce garçon qui méritait bien mon affection...
Zac : Vanessa, je suis désolé. (baissant la tête)
Vanessa : Désolé de quoi ? Qu'il sois mort ? Que tu es trouvé cette enveloppe et que tu me l'ai donnée ? Tu n'y es pour rien, il savait qu'il allait mourir et il a préféré ne pas me le dire.
Zac : Tu aurais peut-être encore plus souffert que tu ne souffre déjà.
Vanessa : Mais j'aurais pu l'aider... J'aurais pu...
Zac : Il a fait son devoir... Il a sauvé des vies contre la sienne. C'était la personne la plus courageuse que j'ai connu...
Vanessa : Tu l'as connu ?
Zac : (baissant la tête) Non, je... (passant sa main derrière son coup)
Vanessa : Zac ?
Zac : (la regardant dans les yeux) Je suis son frère !
Vanessa : (sous le choc) Son frère ? Mais... Il n'as pas de frère !
Zac : Si... Ne dis jamais "je t'aime" à un garçon aux yeux bleus...
Vanessa : car tu crois y voir la mer mais tu t'y noies dedans.
Zac : (sourire) C'était sa phrase qu'il te disait tous les jours étant petit.
Vanessa : Oui, je sais... Mais toi ?
Zac : Le jour de tes 5 ans, mes parents m'ont "vendu" à une famille. J'ai retrouvé mon frère grâce à mon travail et toi... Après sa mort. (baissant la tête) Il n'est pas mort d'un accident de voiture, Vanessa mais dans une des missions.
J'allais répliquer mais la porte venait de s'ouvrir, Chace passa sa tête et nous regarda. Il s'avança, me pris par la taille et m'embrassa langoureusement. Il murmura un "Je t'aime' dans mon oreille et demanda à Zac de sortir. Il m'embrassa de nouveau et me plaqua contre le mur pour reprendre ses baisers.
Vanessa : Chace !
Chace : ....Chuut ....
Vanessa : Chace...... (la poussant) Arrête !
Chace : (la prenant par la taille) Qu'est ce qu'il se passe ? Tu m'aimes pas ?
Vanessa : Si... Mais... Tu me saoules !
Chace : Pardon ?
Vanessa : (criant) Tu me saoules !
Zac : (Chace allant pour attrapper méchament le bras de Vanessa mais il le stoppa) Vaut mieux que tu la laisse.
Chace partit, les yeux fou de rage, de haine, de mépris. Je regardais Zac, il regardait lui par la fenêtre de ma chambre, il s'approcha vite de moi pour me plaquer à terre.
© n3ssa-sad ♥